BÉJAÏA : TAOURIRT IGHIL

Le siège de l’APC incendié

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15 mars 2014

TAOURIRT IGHIL

Siège de l'APC Incendié

Un groupe de citoyens au niveau de la commune de Taourit Ighil dans la wilaya de Béjaia ont pris pour cible le siège de l’APC qu’ils ont incendié dans la journée de mercredi dernier, avons-nous appris de sources concordantes. D’ailleurs, jusqu’à présent, on ignore encore les raisons qui ont poussé ce groupe de citoyens à mettre le feu au siège de l’APC. Le président de l’APC en l’occurrence Amar Amoura a déclaré jeudi dernier qu’une enquête a été enclenchée pour arrêter les personnes qui sont derrière cet acte. Il a aussi souligné à cet effet: « Effectivement, un groupe de citoyens de Tizi El Karn a incendié le siège de l’APC dans la journée de mercredi dernier et une enquête a été ouverte pour déterminer les responsables de cet acte criminel que nous tenons à dénoncer ». Pour rappel, c’est une première dans la wilaya de Béjaïa qu’un siège de l’APC soit la cible d’un groupe de citoyens, au moment où des localités ont déjà consacré des enveloppes financières pour le réaménagement et la construction de nouveaux sièges. Les problèmes liés au manque de projets ne peuvent en aucun cas justifier cet acte. Le président de l’APC a déposé une plainte. Lhacène H.

 

 

Est Republicain

 

 

 

Un groupe de citoyens au niveau de la commune de Taourit Ighil dans la wilaya de Béjaia ont pris pour cible le siège de l’APC qu’ils ont incendié dans la journée de mercredi dernier, avons-nous appris de sources concordantes. D’ailleurs, jusqu’à présent, on ignore encore les raisons qui ont poussé ce groupe de citoyens à mettre le feu au siège de l’APC. Le président de l’APC en l’occurrence Amar Amoura a déclaré jeudi dernier qu’une enquête a été enclenchée pour arrêter les personnes qui sont derrière cet acte. Il a aussi souligné à cet effet: « Effectivement, un  groupe de citoyens de Tizi El Karn a incendié le siège de l’APC dans la journée de mercredi dernier et une enquête a été ouverte pour déterminer les responsables de cet acte criminel que nous tenons à dénoncer ». Pour rappel, c’est une première dans la wilaya de Béjaïa qu’un siège de l’APC soit la cible d’un groupe de citoyens, au moment où des localités ont déjà consacré des enveloppes financières pour le réaménagement et la construction de nouveaux sièges. Les problèmes liés au manque de projets ne peuvent en aucun cas justifier cet acte. Le président de l’APC a déposé une plainte.

Lhacène H.

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Taourirt Ighil (Béjaïa) : Timensiwt, hospitalité et fraternité à Cheurfa

 
‎Aujourd’hui ‎7 ‎septembre ‎2014, ‏‎il y a 10 heuresAccéder à l’article complet
2000 visiteurs? 3000 ? Personne ne veut oser un chiffre, ça grouille partout, aux fontaines publiques, à la mosquée et ses alentours, dans les ruelles étroites et pierreuses du village. Samedi 16 août. Il fait un temps doux et printanier. Le village Cheurfa, dans la commune de Taourirt-Ighil, s’est paré de ses plus beaux atours. Il tient pour la troisième fois, depuis 1975, Timensiwt, un évènement religieux, culturel, touristique, sportif et social. C’est un moment fondamental de la vie de la communauté. Tôt le matin, le village commence à accueillir les  grappes humaines venues des villages et des communes limitrophes et même de l’extérieur de la wilaya. Les jeunes affectés à la réception portant tricot estampillé Cheurfa,  large sourire aux lèvres, se plient en quatre pour orienter et répondre aux questions des visiteurs. Ces derniers s’interrogent sur les sites à visiter, la qualité de l’eau, les toilettes pour les ablutions, et surtout sur le programme de la journée. «Il y a des conférences, un récital poétique, des compétitions sportives, des concours de dessin et de gastronomie, des ballades vers les sites importants du village, des expositions-ventes d’articles d’art traditionnel et de produits du terroir et bien sûr la dégustation d’un couscous de partage à partir de midi», leur répond-on  succinctement en les orientant vers les lieux où ils veulent se rendre. A 10 heures, le village est déjà bondé de monde. 2000 visiteurs ? 3000 ? Personne ne veut oser un chiffre, ça grouille partout, aux fontaines publiques, à la mosquée et ses alentours,  dans les ruelles étroites et pierreuses du village. La route principale fourmille d’une foule bigarrée. Femmes, hommes, enfants circulaient, portables et appareils photos en main, dans un brouhaha indescriptible. On marche paisiblement, on discute gaîment. Ici, on se sent visiblement en famille. Il ne viendra à l’esprit de personne de venir perturber une telle rencontre. Les enfants sont laissés en liberté, courir dans tous les sens en lançant des cris de joie. Les stands d’exposition -vente de poteries, bijoux, robes kabyles…- dressés sous l’ombrage d’oliviers centenaires, où près des sources d’eau, sont enveloppés par une foule de curieux.Certains s’offrent quelques articles de leur choix en souvenir de leur ziyara dans ces lieux. Les véhicules qui arrivent par intermittence déversent leurs passagers et vont se garer dans de vastes champs transformés pour l’occasion en parking. Des enfants font la queue pour une balade à cheval. Des serveurs distribuent thé et café aux visiteurs. De la mosquée s’élève la voix grave du conférencier qui parle de fraternité, d’amour du prochain et de l’entraide sociale. Les candidats pour les compétitions sportives et le concours de dessin, sous la direction de certains rejoignent les lieux de leur concurrence. La fête bat son plein ! A la découverte du village Selon la version qui circule dans la région, Cheurfa de Tizi Tegyar est un village fondé par un marabout, un Idrisside précisément, aux alentours du 16e siècle. Situé en contrebas, du CW 34, à 7 kilomètres du chef-lieu de commune, comptant quelque 300 âmes, le village est renommé notamment par ses sources d’eau abondante. Napalmisé à trois reprises, nous dit-on, durant la guerre de libération, Cheurfa garde encore les traces de ses bombardements qui ont jeté sur les chemins pénibles de l’exode beaucoup de ses fils. «Vous savez, notre village était très peuplé avant la guerre, il était même très fréquenté pour ses Talebs et ses Khouans,  mais après son pilonnage et sa destruction par l’armée française, beaucoup de ses enfants l’ont quitté pour s’installer qui à El-Kseur, qui à Alger et ailleurs. Timensiwt est organisée justement pour battre le rappel de tous les fils du village où qu’ils se trouvent» raconte l’un des villageois. Aujourd’hui, des maisons aux allures modernes côtoient quelques maisons de pierre en ruines, témoins d’un passé encore vivace. Les invités de Timensiwt n’ont d’ailleurs, d’yeux que pour ces vestiges et d’autres ouvrages anciens. Les fontaines publiques bâties du temps de la colonisation (Tala Ouguelmim, Tinqicht, Taâwint), les mausolées de Cheikh Améziane et de Sidi Touati, l’ancienne maison kabyle des Ath Cheikh, une huilerie traditionnelle et une pierre portant des inscriptions romaines, sont d’ailleurs les lieux de prédilection des visiteurs. On y prend des photos souvenirs et l’on harcèle les guides de questions. Tout un chacun veut savoir davantage sur ce village hospitalier. Couscous et waâda A Midi, c’est le début du repas de partage. Des bœufs et des moutons ont été sacrifiés la veille pour ce grand jour. C’est le rush dans et devant les deux cours de la mosquée réservées séparément l’une pour les hommes, l’autre pour les femmes. Même si tout a été prévu pour recevoir un nombre important de visiteurs, c’est parfois la bousculade, pour accéder au lieu où se prend le déjeuner. Les plus patients attendent leur tour, en profitant de l’exposition de photos,  de coupures de journaux, glorifiant le combat identitaire, Matoub Lounès et quelques enfants du village qui se sont distingués particulièrement dans la boxe et les beaux-arts. A la fin du déjeuner, on peut accéder directement à l’enceinte de la mosquée. C’est le lieu réservé pour les offrandes, waâda, devant un cercle de Cheikhs qui comblent les donateurs de vœux solennels. On peut aussi y assister à la danse religieuse exécutée par quelques fidèles, qui balancent leur corps, à l’exemple des disciples de Sidi Abdelkader Al Jilani, au rythme de chants religieux. Chacun, hommes, femmes et même des enfants, tenait à faire des dons qui devraient servir selon les organisateurs aux différents aménagements de la mosquée et de ses extensions. La procession d’hommes et de femmes patientant pour partager ce repas de la baraka n’a cessé qu’à partir de 15 heures et demie. Peu à peu le village commence à se dégarnir de ses visiteurs. Certains, avant de quitter les lieux, font provision de quelques litres d’eau à la source d’Ath Braham, réputée pour son efficacité contre les calculs rénaux. Les organisateurs, dont certains n’ont pas dormi depuis plus de 48 heures, sont unanimes à dire que malgré la fatigue, le manque de sommeil, cette manifestation qu’ils ont tenu sous le slogan «Patrimoine et tourisme, facteurs de développement local» leur a procuré un immense bonheur.  

Sortir de l’ornière du sous-développement

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le 05.05.13

Ce qui accentue davantage les difficultés, c’est cette majorité d’employés de la collectivité émargeant au dispositif de la DAS.

 

S’étalant sur une superficie de 7134 Km², dont 60 % appartiennent au domaine forestier, Taourirt-Ighil, malgré ses potentialités touristiques
et agricoles peine à sortir de l’ornière du sous-développement. Le constat dressé par Amoura Amar, l’actuel P/APC, est à ce sujet très édifiant. Sous-administrée, manquant de ressources propres, carences dans tous les secteurs d’activités…la terminologie employée par le P/APC pour faire son état des lieux en dit long sur la situation difficile qui caractérise cette commune rurale.

De l’avis de tous, depuis 1985, date de la création du centre urbain de Taourirt et d’une zone d’activité au lieudit Lambert, aucun autre projet notable n’est inscrit pour donner à la région sa chance au développement. «Ceux qui sont à l’origine, en 1985, de la création du centre urbain de Taourirt étaient de véritables visionnaires, ils ont placé les premières pierres de l’édifice du développement local, mais les assemblées successives qui sont venues après n’ont pas su accompagné cette dynamique comme il se doit quand elles n’ont pas carrément constitué des freins pour la bonne marche des projets de développement» signale le président de l’APC.

Cette situation pénalisante met sur le gril l’exécutif actuel qui privilégie pourtant le travail en collaboration avec les comités de village et les différentes associations. Autant les clignotants sont au rouge, autant l’administration à laquelle échoit le rôle d’y remédier se trouve fragilisée. Avec des plans de gestion gelés, une commission paritaire non renouvelée, un tableau de recrutement de 2012 à blanc, un manque criard d’encadrement, un parc automobile déglingué, la bataille du développement s’annonce ardue. «Nous œuvrons actuellement à la réorganisation des services, condition impérative pour une bonne gouvernance, mais nous souffrons énormément du  manque d’encadrement de qualité» indique le P/APC. Entre la prise en charge des doléances urgentes des citoyens qui ont pour nom AEP, enlèvement des déchets ménagers, électricité, assainissement…et l’entreprise titanesque de réorganisation des services administratifs, l’exécutif, nous dit-on, est partagé entre le four et le moulin. Ce qui accentue davantage les difficultés, c’est cette majorité d’employés de la collectivité émargeant au dispositif de la DAS. On n’engage pas une grande bataille avec un personnel sous-payé, se répète-t-on à l’envie dans la commune.

Si l’assemblée actuelle a déjà réglé des problèmes, et pas des moindres, posés depuis longtemps par la population, à l’exemple de la gestion des ordures ménagères et de l’éradication des décharges sauvages, il reste que les insuffisances sont multiples. La collectivité a un besoin urgent du renouvellement de son parc automobile. Les bus destinés au transport scolaire, datant pour certains de 1983, constituent au vu et au su de tout le monde un danger sérieux pour les enfants tant ils ne roulent que par la grâce de Dieu. Qu’attend la wilaya pour doter cette commune de quelques bus en bon état ?  
L’AEP, l’assainissement, l’infrastructure routière, la santé… sont d’autres problèmes sérieux qui se posent à la collectivité. À titre illustratif, en saison estivale, la région frôle la déshydratation.

En plus de l’insuffisance des quantités servies, les conduites qui datent de mathusalem fuient de partout, nous apprennent des habitants de la commune. «L’Etat doit mettre l’argent nécessaire pour régler définitivement le problème d’eau, au lieu de procéder à des réparations sommaires qui ne durent qu’un moment. La chaîne qui dessert notre commune ainsi que les communes d’Adekar et Tifra nécessite un gros budget pour sa réfection. La subdivision de l’Hydraulique d’Adekar doit s’investir davantage pour répondre aux exigences de la population dans ce domaine. Nous exigeons d’avoir de l’eau H24. Et s’il le faut, nous raccorder au barrage Tichi-Haf» nous dit le P/APC.

 

 

Vers la création d’un parc de loisirs :


Comme première solution pour favoriser le développement futur de la commune, l’APC actuelle de Taourit-Ighil entreprend des démarches pour la création d’un parc de loisirs sur une grande parcelle donnant accès au centre urbain Taourit avec façades sur la RN12 et le CW34. Exhibant un document jauni par le temps, le P/APC déclare détenir la preuve que la parcelle en question ne dépend pas des forêts. Aires de jeux, cafétérias, kiosque, bancs et allées sous pergolas, tels sont les quelques structures prévues dans ce futur parc qui rayonnera s’il est réalisé même sur les communes limitrophes. B. B.

CEM de Taourirt Ighil (Béjaïa) : les élèves se restaurent à la polyclinique

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le 26.02.13 | 10h00 1 réaction

 

L’absence de cantine n’est pas le seul problème relevé par l’association des parents d’élèves, qui cite le manque d’appareils de chauffage dans les classes, la vétusté des infrastructures et les dégâts causés par les eaux pluviales chaque hiver.

Plus de 500 élèves du CEM de Taourirt Ighil, dans la daïra d’Adekar, sont privés de cantine depuis plusieurs années. Dans l’attente de l’inscription d’une demi-pension par la direction de l’éducation, les jeunes élèves de l’établissement sont tout simplement condamnés à prendre leur repas dans une polyclinique. L’association des parents d’élèves du CEM de Taourit Ighil a adressé un message, la semaine dernière, aux responsables de la wilaya et au directeur de l’éducation de Béjaïa pour mettre un terme à cette situation scandaleuse et trouver une solution à cette crise qui n’a que trop duré.

«Nous lançons un appel au wali et au directeur de l’éducation afin de prendre les mesures nécessaires dans les plus brefs délais pour la prise en charge de nos enfants», a lancé Azoug Zahir de l’association des parents d’élèves du CEM de Taourirt Ighil.
L’absence de cantine n’est pas le seul problème relevé par l’association qui cite, par la même occasion, le manque d’appareils de chauffage dans les classes, la vétusté des infrastructures et les dégâts causés par les eaux pluviales et les intempéries à chaque saison hivernale.

Des difficultés qui ont déjà compromis la scolarité des élèves à plusieurs reprises. Le président de l’association des parents d’élèves insiste également sur l’urgence de trouver une solution pour l’ouverture d’une cantine eu égard aux nombreux risques qu’encourent les élèves qui prennent leurs repas quotidiennement dans la polyclinique. «C’est inadmissible. Les cuisiniers préparent les repas des élèves dans des conditions lamentables, avec des réchauds à gaz et à même le sol étant donné que la salle de la polyclinique n’est pas destinée à un personnel de cuisine», dit-il. Joint par téléphone, le président de l’APC de Taourit Ighil, Amor Amoura, se dit aussi indigné par la situation des élèves du CEM et trouve inadmissible que ceux-ci soient contraints de prendre leurs repas dans une polyclinique, avec tous les risques d’infection et de mauvaise hygiène que cela présente. Pour lui, les coupables de cette situation sont les responsables de la direction de l’éducation et ceux de la wilaya.

«Selon le règlement, les enfants scolarisés qui habitent à plus de 500 mètres de leur établissement doivent bénéficier d’une demi-pension. Or, les autorités locales n’ont pas jugé utile de l’inscrire pour notre CEM», dit-il. Et d’ajouter : «Nous avons déjà lancé des appels aux responsables de la wilaya et à la direction de l’éducation, sans recevoir de réponse», affirme le président de l’APC de Taourirt Ighil qui dit souhaiter, autant que les autres habitants, la récupération de la polyclinique et l’ouverture d’une cantine scolaire.

«Le wali est aussi au courant de la situation. La polyclinique est la seule infrastructure digne de ce nom que nous avons à Taourirt Ighil et nous voulons la récupérer et la développer pour en faire un petit hôpital pour la commune», poursuit Amor Amoura, qui évoque les autres difficultés auxquelles fait face  la localité : le transport scolaire, le manque d’infrastructures et de moyens de télécommunication notamment le téléphone et l’internet. «Ni la poste ni la polyclinique ne sont reliées aux réseaux de télécommunications alors que la fibre optique est passée à 500 mètres de la localité», dit-il.

Taourirt-Ighil (Béjaïa) : Retour au travail collectif à Aguemoun

L’administration est appelée à donner satisfaction aux revendications du village.

Comptant quelque 2000 habitants, Aguemoun Nath Amar s’attelle ainsi, grâce aux actions de volontariat et au concours de l’APC, à suppléer aux manques dont il souffre depuis des années. Sous la houlette de son comité, le village Aguemoun Nath Amar donne corps, ces jours-ci, à divers projets d’utilité publique : Bétonnage des ruelles, construction d’une bâche à eau, au lieu-dit Kimla, aménagement des toilettes publiques, construction d’un logement pour l’imam, pose de poubelles aux endroits les plus fréquentés du village …. En l’espace de quelques mois d’existence, le comité de village est parvenu par son dynamisme à redonner goût au travail collectif et à renforcer les liens de solidarité communautaire. Tenue régulière de réunions hebdomadaires, organisation de deux jours de travail collectif par semaine (vendredi et samedi), collecte régulière de cotisations… le fonctionnement huilé que connaît actuellement ce comité lui assure l’adhésion de tous les villageois et lui permet de concrétiser bon nombre de projets arrêtés. «Avec toutes les actions lancées, notre village est devenu en quelque sorte, une ruche, le soutien total de nos concitoyens nous incite à doubler d’effort et d’ingéniosité pour améliorer notre cadre de vie» nous déclare Belkacemi Omar, le président du comité. Comptant quelque 2000 habitants, Aguemoun Nath Amar s’attelle ainsi, grâce aux actions de volontariat et au concours de l’APC par l’approvisionnement en matériaux de construction, à suppléer aux manques dont il souffre depuis des années. «Il y a des projets que le village peut réaliser, mais il y a d’autres qui sont du ressort de la collectivité, leur prise en charge doit se faire dans les plus brefs délais» affirme, à ce propos, un des membres du comité. Notre interlocuteur nous cite, à titre d’exemple, la construction d’un groupe scolaire, la réfection totale du réseau d’AEP en état de désuétude, le renforcement de l’éclairage public, la réalisation d’un stade de proximité, l’aménagement de la piste Nouqla qui permet le raccordement avec le CW 34, l’achèvement de la maison de jeunes dont les travaux sont à l’arrêt depuis plusieurs mois…. Ces quelques exemples se comptent parmi les revendications majeures du village auxquelles l’administration est appelée à donner satisfaction. Dans ce sens, Gaoua Salem, membre du comité, explique : «avec l’entente qui règne au sein de notre comité, on peut réaliser beaucoup de choses, mais on ne peut pas intervenir partout, certains projets dépassent les compétences du comité, il revient à l’administration de les prendre en charge». Concernant la prise en charge de ces projets certains citoyens ont fondé leur espoir sur le programme de proximité de développement rural intégré (PPDRI) mais leur attente a été vaine. Les PPDRI initiés n’ont pas été validés, ce qui n’a pas manqué d’exacerber le scepticisme des habitants. Dans l’attente d’une réponse à leurs aspirations, les villageois font de leur mieux pour pallier aux urgences et améliorer leurs conditions de vie. Le village honore les meilleurs élèves Une cérémonie de remise des prix a été organisée, ces derniers jours, au village Aguemoun Nath Amar, en l’honneur des lauréats des examens du bac et du BEM. Cette réception qui s’est tenue à l’école primaire du village a été, en quelque sorte, un hommage appuyé au savoir et aux études. Les différentes prises de parole ont toutes abondé dans le sens de l’exhortation au travail et de la quête du savoir. 16 bacheliers et 23 collégiens se sont vus, à cette occasion, discernés des récompenses. «L’objectif de cette modeste cérémonie c’est d’encourager le travail scolaire et de cultiver chez les apprenants l’esprit d’émulation» nous déclare, à ce sujet, Saadi Mourad, membre de l’association organisatrice, Les Mendiants du Savoir.

Taourirt-Ighil (Béjaïa) : La commune compte ses carences

Si l’on se réjouit du projet de raccordement au gaz de ville, de l’ouverture de la polyclinique, du bitumage de quelques axes routiers, de la modernisation du siège de l’APC, l’on se plaint aussi de beaucoup de manques.Située à quelques soixante-dix kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, la commune de Taourirt-Ighil s’étend sur une superficie de 71,34 km⊃2; dont 60% relèvent du domaine forestier. Au dernier recensement général (RGPH), la commune comptait 6640 habitants répartis sur les onze villages éparpillés sur le vaste territoire de la commune.Fortement agitée et médiatisée, notamment lors du bras de fer qui a opposé des associations de la commune et l’APC autour de la mise en service de toutes les infrastructures implantées au lotissement Taourirt, la commune retrouve présentement peu à peu sa sérénité. Mais en dépit de la concrétisation de plusieurs projets, beaucoup reste à faire pour répondre aux différentes attentes des citoyens.Ainsi, si l’on se réjouit du projet de raccordement au gaz de ville, de l’ouverture de la polyclinique, du bitumage de quelques axes routiers, de la modernisation du siège de l’APC dont le rez-de-chaussée est déjà fonctionnel, l’on se plaint aussi de beaucoup de manques.Santé, éducation, eau, routes, électricité, évacuation des eaux usées… tous les secteurs laissent apparaître des insuffisances qui demandent à être comblées pour aider au développement de la région.Pari difficile lorsqu’on sait que la collectivité ne vit et ne respire que par les subventions de l’Etat. Et Pour couronner le tableau, la commune, selon Ali Saâd, le P/APC, souffre grandement du problème du foncier, ce qui met un frein aux ambitions légitimes de développement. Ainsi malgré son potentiel agricole et touristique, elle peine à sortir de l’ornière du sous-développement.Les routes qui constituent pour certains quasiment un indice de référence en matière de développement sont ici pratiquement toutes en mauvais état et étroites quand elles ne sont pas par endroits impraticables. Le chemin vicinal menant du CW 34 vers Aït-Maâmar, sur une distance de 13 kilomètres est dans un état dégradé. Desservant les villages, Tizi-El-Korn, Aït-Idir, Grounia, Aït Maâmar, cet axe ne cesse de soulever l’indignation des usagers.«C’est inadmissible ! Notre commune ne possède pratiquement que quelques chemins vicinaux et le chemin de wilaya n°34. Normalement, ces chemins doivent bénéficier de vrais projets de modernisation et non de projets de bitumage rudimentaire» fulmine un citoyen. Pour sa part, le P/APC nous a indiqué qu’il a insisté auprès des autorités pour que ce chemin passe en prioritéau niveau de la daïra. L’eau, l’évacuation des eaux usées et l’électrification se comptent à coté des infrastructures de base comme les requêtes lourdes de la population. À lui seul, le secteur de l’AEP est source d’interminables récriminations. À coté des insuffisances hydriques du village Aït-idir, plusieurs villages de la commune pâtissent eux aussi du manque d’eau et d’irrégularité dans la distribution.Mousouni Smaïl, l’adjoint maire, souligne à ce propos la vétusté des conduites d’eau, réalisées pour la plupart depuis des années, par les comités de village, de façon approximative.La réfection totale de ses réseaux à partir d’études sérieuses se présente comme une priorité de l’heure, en attendant la réalisation du barrage de l’Oued Flidoune (Beni-Ksila) qui devrait alimenter les communes d’Akfadou, Adekar, Beni-Ksila, Toudja et Taourirt-Ighil pour en finir pour de bon avec cette alimentation capricieuse. Actuellement, quatre villages seulement sont alimentés à partir de la chaîne intersectorielle et avec les pannes récurrentes qui y sont signalées, la distribution, notamment en été, est souvent source de vive colère.Au chapitre d’électrification et de réseaux d’assainissement, plusieurs quartiers et extensions de plusieurs villages en sont dépourvus à l’exemple d’El Vour, Aguemoun, Tizi El Korn et Aït Maâmar. «Comment peut-on fixer les populations rurales, si on les prive d’électricité, d’AEP et d’assainissement» déplore à ce sujet un citoyen dont l’habitation n’est pas encore raccordée au réseau électrique.Commune sans ressources propres, Taourirt-Ighil a besoin d’aides financières conséquentes pour améliorer les conditions de vie de sa population.

Taourirt Ighil : Les habitants assiègent la daïra

A Gana
La Dépêche de Kabylie : 09 - 02 - 2011

Les habitants de Taourirt Ighil sont revenus, encore une fois, à la charge en fermant le siège de la daïra d'Adekar, tout en y observant un sit- in, dans la journée d'hier, pour demander l'amélioration de leur cadre de vie. Après avoir attendu longtemps les suites promises à leurs doléances, ils exigent cette fois d'être reçus par le nouveau wali pour un dialogue autour des différents problèmes rencontrés par les habitants de la commune. En reconnaissant le bien fondé de leurs revendications, le chef de daïra d'Adekar rappellera qu'elles sont toutes inscrites dans les programmes des PCD ou du budget de wilaya. Concernant le cas particulier de l'alimentation en eau potable du village d'Ait Idir, ce dernier dira que ce projet, inscrit en 2009, est finalisé et que les citoyens demandent plutôt leur raccordement au réservoir de la commune et s'il y a un manque d'eau, il peut probablement être réglé par les services compétents.


Bejaia - El Watan 20/09/2010

Les variations de tension font des dégâts à Cheurfa


Des perturbations électriques ont causé récemment plusieurs dégâts au village Cheurfa, commune de Taourirt-Ighil.

Traduites notamment par des surtensions, ces perturbations ont endommagé plusieurs appareils électroménagers ce qui n’a pas manqué de soulever l’ire des villageois. Une dizaine de foyers approximativement ont été touchés et ses occupants se plaignent des variations brutales de la tension électrique et surtout des dommages subis. Téléviseurs, frigidaires, démodulateurs…quasiment tous les appareils en marche au moment de la survenue de la haute tension ont été grillés. Djamel, l’un des habitants qui a vu son démodulateur numérique grillé sous ses yeux nous dit que «même des lampes allumées éclataient tant la tension était forte». Heureusement que certains habitants ont eu le bon reflexe au tout début des variations de débrancher leurs appareils ce qui les a d’ailleurs mis à l’abri des dégâts, sinon les préjudices auraient été plus importants. «Plus jamais ça» se  répètent en tout cas les villageois qui demandent réparation des préjudices causés.

LA DEPECHE DE KABYLIE

 

no:2248 du 17 Octobre 2009

 

 

 

L’Association Cheurfa active

 

L’association socioculturelle du village Cheurfa est une pionnière dans le paysage associatif dans la commune de Taourirt Ighil. Elle a fraîchement créée par un groupe de jeunes dont la majorité de ses membres sont des étudiants.  L’objectif de sa création “est de préserver nos traditions afin de revaloriser notre culture dont la finalité est de toucher les autres secteurs avoisinants tels que le tourisme et l’économie”, dira M. Alioua Smaïl, vice-président de l’association. “Et de revendiquer ce qui lui revient  de droit à leur village concernant les différents projets de développement dans les différents programmes de l’Etat”, ajoute-t-il. M. Hadji Brahim, un membre actif de l’association nous parle de leur organisation. “Nous avons déjà participé à plusieurs manifestations et cela même si nous payons nos charges de nos poches.  Pour le moment, aucune subvention n’a été affectée au compte de l’association depuis sa création à la fin du mois d’août 2008”.  En attendant les subventions de l’Etat, notre interlocuteur prévoit le participation de la jeune association dans les différentes manifestations à venir. L’association a créé récemment un site web (www.cheurfa2009.jimdo.com) pour permettre aux admirateurs des villages kabyles dont ceux originaires dudit village, de se connecter via le net à leurs villages.

 

M. C.

 

EL WATAN du 17 Septembre 2009

Taourirt Ighil :
A quand la réouverture de la salle de soins ?

La seule salle de soins que compte CHEURFA

reste fermée depuis des années.


Selon le premier responsable de l’association socioculturelle du village, M. Kacimi, ce centre a été fermé pour des raisons qui restent inexplicables. « La salle de soins a été réhabilitée, il y a quelques mois, dans le cadre des PPDRI. Mais elle reste à ce jour non fonctionnelle », déplore notre interlocuteur. « On a vraiment besoin de la réouverture de cette salle dans les plus brefs délais », ajoute notre interlocuteur. Des écrits ont été adressés par l’association de Cheurfa aux responsables de la santé au niveau de la wilaya, en vain.


Par R. C.

la depeche de kabylie du 5 sept 2009

    
  • Taourirt Ighil
    Les contestataires lèvent le siège de la daïra

Des centaines de citoyens des villages de la commune de Taourirt Ighil, dans le nord-ouest du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, ont fermé le siège de la daïra d’Adekar, dans la matinée du mardi en signe de protestation. Les manifestants munis de banderoles sur lesquelles on pouvait lire des slogans ayant trait à leurs revendications, réclament des solution pour sortir leur commune du sous-développement. Selon les protestataires, la commune de Taourirt Ighil a besoin d’un programme spécial. “Nos responsables n’ont fait aucun effort pour trouver une solution durable pour prendre en charge nos préoccupations. Ils donnent des promesses sans lendemain”, crie un protestataire rencontré sur les lieux. “Notre région est considérée comme l’un des meilleurs sites touristiques, avec la forêt d’Akfadou, le lac noir d’Adekin et le petit lac de Cheurfa alors qu’aucun complexe ni sportif ni autre n’est installé. Notre commune est “oubliée” !”, dira, pour sa part, un villageois d’Aguemoune. Les protestataires ont dénoncé l’immobilisme des autorités locales quant à la résolution de ces problèmes. Selon eux, la commune de Taourirt Ighil ne dispose d’aucune zone d’activité ni d’industrie, dont le plan de cette dernière a été tracée, il y a des années, mais sans lendemain. Ajouter à cela un complexe sportif touristique qui devait être installé sur la placette de Lemdawed, au milieu d’une chaîne de montagnes et d’un espace forestier très important dans la forêt d’Akfadou, mais qui a été détourné vers le littoral, “qui ne sera pas au service des équipes nationales et des sportifs, vu le taux d’humidité de la région”, dira pour sa part, M. Amoura, l’animateur dudit mouvement associatif. Et d’ajouter : “Notre protestation est notre seul recours pour faire entendre notre voix.” Selon les mêmes sources, la responsabilité de ce drame n’incombe pas seulement au chef  de daïra, mais aussi aux subdivisionnaires des différentes institutions de l’Etat installés dans la daïra.A son tour, le ched de daïra appelle l’ensemble des protestataires de prendre patience, afin de prendre en charge l’ensemble de leurs préoccupations.

Une rencontre entre les délégués de villages le chef-daïra d’Adekar a été à l’ordre du jour dans l’après-midi, rencontre qui a abouti à la levée du sit-in et à la réouverture de la daïra, les promesses du chef de celle-ci ayant convaincu les protestataires.

Menad Chikhi

EL WATAN du 01 sept 2009

LA DEPECHE DE KABYLIE du 10 Aout 2009

 

  • Taourirt Ighil
    Timensiwt au rendez-vous des coutumes à Cheurfa
     

    Le village Cheurfa, rappelons-le, est situé à une encablure de la cw 34 et distant de 7 km à l’est de la commune de Touarirt Ighil, implanté sur une surface plane au milieu d’une suite de montagnes en offrant une extraordinaire vue panoramique sur les localités de Béni Ksila et El Kseur.

L’association socioculturelle du village Cheurfa, dans la commune de Taourirt Ighil, a organisé durant le week-end écoulé une grande fête de Thimensiwth dont l’objectif principal de l’évènement, “est de créer un climat porteur d’espoir d’une belle vie et de bien-être social dans ledit village, et cela ne se réalisera que par l’entente et l’union de l’ensemble des enfants du village qui se trouvent un peu partout en Algérie et même à l’étranger”, nous dit le président de l’association, M. Kacimi. “Et de faire des contacts permanents entre nos villageois et l’association même si à distance, par le biais du web et du téléphone, dans le but de garder de bonnes relations et de faire concrétiser des projets sur le terrain afin de sortir notre village de l’isolement et du sous-développement”, dira pour sa part, M. Alioua, le vice-président de ladite organisation socioculturelle. Le village Cheurfa, rappelons-le, est situé à une encablure de la RN 12 et distant de 7 km à l’est de la commune de Touarirt Ighil, implanté sur une surface plane au milieu d’une suite de montagnes en offrant une extraordinaire vue panoramique sur les localités de Béni Ksila et El Kseur. Depuis approximativement une quarantaine d’années, la fête traditionnelle Thimensiwth revient à la localité des saints marabouts de Cheurfa, dont l’idée d’organisation de la même fête est née il y a six (6) ans, selon les mêmes ressources. A cette occasion, la présence des villageois a frôlé les 100%. En fait, les villageois n’avaient jamais tout à fait abandonné leur village, même si hormis la saison de l’été, le nombre de présents ne dépasse guère la dizaine. “C’est du jamais vu. Je suis vraiment heureux de l’évènement, je n’arrive pas à exprimer ! C’est un rêve !?”, s’exclame Rachid Brahimi, venant d’Alger. “Nous avons égorgé trois taureaux et trois moutons pour 5 200 repas pour le déjeuner et même pour le dîner de la journée de la fête”, expliquent Kamel and co, membres actifs de l’association. Cet évènement est toujours placé sous le signe des retrouvailles et du partage dans la mesure où tous les villages de la commune, et même au-delà, ainsi que les autorités locales, sont invités à venir partager ce mets dans la pure tradition. Aussi, les membres de l’association, la plupart des jeunes hommes et des jeunes filles arborant des badges, ont assuré l’organisation. Dans le programme de la journée, et après l’orientation des visiteurs et d’invités par le service d’accueil et parking, une visite guidée aux différents sites importants y compris le siège de l’organisation peu meublé et les sites historiques tel que Thakebets et les fontaines construites à l’époque coloniale. Puis les présents ont été agréablement surpris par l’exposition des objets traditionnels, des tableaux, des photos des anciens combattants de région telle que celle du colonel Amirouche. Pour clôturer cet événement les villageois et les invités ont partagé la dégustation d’un bon couscous traditionnel et des sodas. Il est très plaisant d’entendre dans toutes les ruelles et aux abords des maisons, les hommes, les femmes et les enfants parler un kabyle impeccable et de voir les femmes habillées de robes kabyles. “C’est parfait. C’est vraiment la fête ! Quel honneur pour la jeune association et quel bonheur pour notre village !”, s’exclame Si Hsinou, âgé de 96 ans.

De son côté, le P/APC d’Adekar, M. Hamour Idir, présent sur les lieux, s’est dit honoré et il souhaite le bonheur et la réussite pour l’association et le village qui est considéré le cœur de la Kabylie et l’âme de la religion de l’islam. “Nous sommes à tout moment présents dans toute notre daïra, et nous sommes à la disposition du peuple. Pour la fête, c’est vraiment la surprise ! Une bonne organisation reflète une meilleure gouvernance de l’association”, dira le premier responsable de l’APC d’Adekar.

Menad Chikhi

 

EL WATAN 15 juillet 2009

Taourirt Ighil :

L’association de Cheurfa prépare Thimensiwt

 

 

L’association socioculturelle du village Cheurfa, dans la commune de Taourirt Ighil, prévoit d’organiser une grande fête de Thimensiwth.

 

Selon M. Kacimi, trésorier de ladite association, ce rendez-vous est confirmé pour la première semaine d’août et a comme objectif principal de rassembler tous les villageois pour discuter des projets à réaliser dans ce village « marginalisé ». Cette première initiative du genre, depuis plus de 30 ans, est promise pour se renouveler chaque été afin de sensibiliser les enfants de Cheurfa dispersés à travers quelques régions du pays et à l’étranger sur la nécessité de « contribuer à faire sortir leur village du sous-développement et de l’isolement » dit notre interlocuteur. Pour M. Kadi, secrétaire général de l’association, l’objectif de la création de celle-ci « est de revendiquer ce qui est de droit pour le village concernant les projets de développement dans les différents programmes de l’Etat ». Enfin, l’association a crée récemment un site web (cheurfa2009.jimdo.com) pour faire connaître ses activités ainsi que le village.

 

Par R. C.

LA DEPECHE DE KABYLIE

     

du 08 Juillet 2009

 

 

Taourirt Ighil

 De nouveaux projets pour sortir de l’isolement

Commune rurale et montagneuse, Taourirt Ighil qui a longtemps vécu dans l’isolement et le dénuement, veut rattraper son retard en œuvrant notamment à retrouver sa vocation de région agricole et même touristique. Cette commune compte 6740 habitants, regroupés essentiellement dans douze localités en plus du chef-lieu communal Taourirt Ighil.  Elle est située à l’est de la daïra d’Adekar, sur un relief fertile et boisé, ce qui lui confère des potentialités touristiques importantes. Parmi ses sites exceptionnels, il y a le lac de Cheurfa, d’une beauté féerique, situé à quelques 7 kilomètres à l’est de chef-lieu et à une encablure du cw 34, ajouté à cela, l’ancienne caserne de l’armée française qui se trouve au chef-lieu à 1000 mètres l’altitude au milieu de forêts denses. Selon le P/APC de la commune, un ensemble de projets vont permettre à la commune, sans doute, de sortir de l’isolement et prendre le train de développement.

En effet, dans le chef-lieu de la commune, des travaux de viabilisation des artères de ce nouveau centre urbain sont lancés, la poste avec une autre configuration serait prête à ouvrir ses portes très prochainement, selon l’entreprise chargée de sa réfection. Il est prévu ainsi l’installation d’une unité de soins avec un médecin et un infirmier, en outre l’inscription d’une cantine à l’intérieur de CEM, dont le choix de terrain est déjà fait apprend-on.

La zone d’activité qui est située au côté sud-ouest du chef-lieu, est prise en charge au niveau de la wilaya et le wali l’a considérée comme vitale lors de sa visite dans la région, en novembre dernier, et figure parmi l’une de ses priorités. Selon les mêmes sources, plusieurs projets verront le jour très prochainement telles qu’une nouvelle école, une bibliothèque communale et une brigade de gendarmerie.

Abordant le secteur de l’habitat, le déficit signalé en matière de logements toutes formes confondues dans la nouvelle-ville de Taourirt Ighil, sera rattrapé, à en croire les dires des représentants du mouvement associatif de la commune, qui parlent d’un programme consistant promis par le wali pour rattraper les retards dans ledit secteur.

D’autres programmes (PCD, PPDRI…) sont, soit achevés, soit en cours de réalisation ou sont réceptionnés dans l’ensemble des villages de la commune, tels que ceux de Cheurfa, Iksilen… “Nous sommes parmi les communes qui ont consommé l’ensemble de ses enveloppes financières, la meilleure façon de notation de notre efficience”, dira M. Ali, le P/APC. “Et nous devons ainsi demander d’autres projets pour la mise à niveau en matière de développement pour l’ensemble de nos villages”, ajoute notre interlocuteur.

M. Chikhi

 

EL WATAN 28 juin 2009

PPDRI en suspens à Cheurfa

Les habitants du village Cheurfa, situé à 7 Kms à l’est du chef-lieu communal de Taourirt Ighil, attendent toujours la concrétisation du projet concernant l’ouverture des pistes agricoles.

 

En effet, c’est dans le cadre du projet de proximité pour le développement rural intégré (PPDRI) de l’année 2008, que cette opération a été enregistrée au profit des paysans de cette région enclavée. Les villageois enthousiasmés au départ par cette perspective, commencent désormais à s’inquiéter quant à son issue. « Nous avons fait plusieurs déplacements à l’APC, à la daïra et à la direction des forêts de Béjaïa afin de régler le problème, mais jusqu’à présent, aucune réponse ne nous a été fournie à ce sujet » dira M. Nadji, l’animateur dudit projet au niveau du village. Notre interlocuteur avertit que les villageois sont en train de perdre patience et d’envisager des actions de protestation. Pour rappel, l’opération prévoit l’aménagement d’un total de 9,5 Kms de pistes pour une enveloppe de 4,8 millions de dinars. Sa réalisation a été confiée par l’APC à une société privée qui devait commencer les travaux le mois d’avril de l’année en cours.


Par R. C.

EL WATAN 30 juin 2009

Taourirt Ighil

Le CW34 attend son tapis

L’état dégradé des routes, dont le CW34, met en colère les habitants de Cheurfa, Iksilen, Tagmount El Mel, Aït Saïd et Aït Sidi Saïd (7 Km à l’est de la commune de Taourirt Ighil).

 

Correspondances, regroupements et visites au siège de l’APC et de la daïra ; les villageois usent de tous les moyens légaux pour monter leur insatisfaction. « Faut-il qu’il y ait des accidents pour que l’on daigne retaper nos routes ? » s’interroge un habitant. « Les habitants exigent la pose d’un tapis pour le chemin de la wilaya n°34 reliant leurs villages à la RN 12. Une première partie de 7 kilomètres a déjà été bitumée pour un coût de 7 milliards de centimes. Nous attendons que des enveloppes financières soient débloquées pour entamer le revêtement du reste du chemin jusqu’à Toudja » nous dit le chef de la daïra d’Adekar qui invite la population « à faire preuve de patience » en considérant que les préoccupations de celle-ci sont légitimes.

 

Par R. C.

EL WATAN du 26 mai 2009

Brèves de Béjaia


Taourirt Ighil : L’association Cheurfa se distingue

 

L’association du village Cheurfa, dans la commune de Taourirt-Ighil, a réussi à remporter le 1er prix du concours de gastronomie traditionelle, lors de « la semaine du patrimoine » organisée à la Maison de jeunes d’El-Kseur. Cette manifestation, à laquelle a notamment participé l’association Thiklat d’El-Kseur, a eu au programme l’exposition d’objets traditionnels, l’artisanat, la préparation de mets traditionnels, la projection de films documentaires et l’animation de conférences.

2 km de tapis pour le village Aguemoune

Le chemin communal reliant le village d’Aguemoune Naït-Amar au CW 34 vient de bénéficier d’une pose de tapis, terminée au bout de deux jours, sur une distance de plus de 2 kms. En revanche, les travaux de pose de tapis sur le CW 34, qui sont à l’arrêt depuis maintenant trois ans, attendent toujours d’être achevés sur une distance d’environ 8 kms pour rejoindre un autre chemin de wilaya ; Celui reliant El-Kseur à la localité de Garet et qui vient quant à lui d’être achevé, au grand bonheur des habitants de cette région très enclavée.


Par C. H.

La Depeche de Kabylie N° 2116 du 13/05/2009

 

Taourirt Ighil                               Cheurfa

PPDRI, la panacée !

    Le village Cheurfa implanté à quelque 7 km à l’est du chef-lieu de la commune de Taourirt Ighil , à l’ouest de Béjaïa, a bénéficié de quelques opérations de développement inscrites dans le cadre des projets de proximité pour le développement rural intégré (PPDRI). Selon le premier responsable de la subdivision agricole d’Adekar, M. Acheuk, toutes les actions collectives sont réceptionnées, et la mise en œuvre du projet ne souffre d’aucun retard. Notre source affirme que pas moins de 1,2 milliard de centimes concernant les opérations collectives, et pas moins de 1,9 milliard pour les actions à usages individuels, ont été dégagés à cet effet. Pour les actions à usages collectifs, selon le chef de la daïra d’Adekar, il y avait, le captage et l’aménagement de sources, l’aménagement d’une piste agricole sur 1 km, la réalisation d’un Abribus, le renforcement de l’éclairage public et l’ouverture de piste agricole sur 9,5 km. Selon les mêmes sources, il est prévu la plantation d’arbres fruitiers sur 14 ha, la création d’unités de petits élevages et la réalisation d’un bassin d’accumulation concernant les opérations individuelles. Notre interlocuteur confirme que la quasi totalité des opérations engagées sont soit en voie d’achèvement, soit déjà été réceptionnées…  Il reste maintenant le volet concernant l’étude des projets individuels qui sont, pour la plupart, dans un état très avancé.

Menad Chikhi

La Depeche de Kabylie N° 2113 du 10/05/2009

 

El Kseur

Célébration du mois du patrimoine

   A l’occasion du mois du patrimoine (18 avril - 18 mai), l’association touristique et culturelle Tiklat, et l’association socioculturelle Cheurfa, ont organisé avec la collaboration de la Direction du tourisme de Béjaïa et l’APC d’El Kseur, une journée spécial gastronomie, au niveau de l’école Hammoumou de la ville, jeudi dernier où l’on peut découvrir l’art culinaire de la cuisine traditionnelle et régionale. Vers 13h, des plats traditionnels et des fiches techniques de chaque plat, ainsi que les initiateurs de ces derniers sont mis à l’épreuve, en présence de trois jury envoyés spéciaux de la direction du tourisme, afin de sélectionner les meilleurs mets des repas. “Il y avait des concurrents de différents âges et sexes des deux associations” nous dit M. Oriès, président de Tiklat. Et d’ajouter “les critères de sélection reviennent à 50% au goût, 25% pour la présentation et l’entretien de chaque mets”.

Après les résultats du concours, le premier prix est accordé à une vieille dame de l’association Cheurfa, Rekia Chikhi, âgée de 69 ans. Un résultat qui fait honneur et bonheur à l’association Cheurfa de Taourirt Ighil, et la dame en personne. “On est très contents pour la femme, et également pour tout notre village” dira Madjid and-co, membres de l’association Cheurfa. Les deuxième, troisième et quatrième prix sont décernés à Mme Hedroug, Mme Zeouagui  et Mlle Beznia de l’association Tiklat.

M. C.

couscous:plat traditionnel
seksu

La Depeche de Kabylie n°2109 du 05/05/2009

  • El Kseur
    “Tiklat” et “Cheurfa” organisent la semaine du patrimoine

 

A l’occasion du mois du patrimoine, l’Association touristique et culturelle Tiklat, en collaboration avec l’association socioculturelle du village Cheurfa, ont organisé une semaine spéciale patrimoine “matériel et immatériel” depuis le 29 avril jusqu’au 4 du mois en cours, au niveau de la Maison de jeunes Mouloud Feraoun d’El Kseur-ville.

En effet, cette année, pour marquer l’événement, ces deux associations récemment créées, ont préparé des programmes riches en terme d’animation. Des expositions, des projections vidéo sont ainsi organisées dans les salles de la Maison de jeunes, et dans la grande salle de la même infrastructure au profit des visiteurs des différents âges et sexes de la région. A cette occasion, les membres de l’association Tiklat, ont élaboré une liste d’activités pour cette semaine, des conférences-débats et des journées dédiées à la promotion de la culture berbère, ainsi qu’au tourisme sont à l’ordre du jour. Il est programmé aussi le témoignage de Dr Hocine Djermane, A. Djamel Aïssani et M. Bouzid. L’association du village Cheurfa, quant à elle participe à la manifestation, avec un programme riche et varié, des expositions d’objets traditionnels, des photos des sites historiques dudit village ainsi que celles de ses richesses hydriques et naturelles, et d’un film documentaire sur l’historique du village afin de rappeler aux visiteurs la “base de données ancienne” et de promouvoir la culture et le tourisme dans la région. Il est prévu également un concours de gastronomie sur les mets traditionnels dans la journée de clôture.

Menad chikhi

 

El Watan du 04 Janvier 2009

Taourirt Ighil : Cheurfa se prend en charge

 

L’association socioculturelle de Cheurfa vient de naître dans le village qui porte le même nom, dans la commune de Taourit Ighil. La motivation des fondateurs, des jeunes du village, est grande.

 

En plus de l’animation qu’ils souhaitent créer dans le village, ces jeunes, universitaires en majorité, disent vouloir créer un cadre légal pour « revendiquer notre part des PCD car nous sommes jusque-là marginalisés » nous dit un membre du bureau de l’association. Dans son plan d’action 2008/2009, l’association de Cheurfa envisage d’achever les travaux de leur local et de le doter d’équipements nécessaires, de créer une bibliothèque et d’acquérir des jeux éducatifs. Les membres de ladite association envisagent aussi de fournir des aides et organiser des mariages collectifs au profit des jeunes du village, solliciter et encourager sa diaspora, très importante, installée dans la capitale, en France, au Canada et ailleurs pour participer à la vie du village. Sur un autre plan, les membres de l’association affirment que leur village « a bénéficié d’importants projets dans le cadre des PPDRI mais qui n’ont toujours pas vu le jour » et de se demander « pourquoi la salle des soins est restée abandonnée en dépit du dégagement d’une enveloppe financière destinée à sa restauration ». L’association prévoit dans son plan d’action, la réhabilitation des sources du village qui est considéré comme l’un des plus riches de la commune sur le plan des ressources en eau de par son extraordinaire potentiel hydrique et aussi ses terres très riches. Il est également prévu le bétonnage des ruelles, l’achèvement du réseau d’assainissement, la construction d’un abri-bu…

 

Par C. H.

 

La depeche de Kabylie-Édition du Samedi 14 Mars 2009-n°2079

Taourirt Ighil

Cheurfa à l’épreuve de l’isolement

Nonobstant sa situation stratégique à quelques mètres de la CW 34 et son relief offrant des possibilités de développement, le village des saints marabouts, Cheurfa, évolue dans une désolation inquiétante. Il est distant de 6 km à l’est du chef-lieu communal, Taourirt Ighil, et se réduit à un simple ensemble d’habitations dépourvues de tout ce qui est vital. Il compte approximativement 100 habitations où vivent près de 220 âmes. Il est doté de plusieurs infrastructures. Actuellement, on ne dénombre qu’une école primaire et une antenne de la mairie qui sont fonctionnelles.  La salle de soins est dans un état d’abandon depuis plusieurs années, “pour un simple soin, je prends un taxi à 400 DA pour me déplacer à la polyclinique d’Adekar-Centre”, nous dit un citoyen dépité. Le site n’attire que rarement les jeunes, ceux-là préfèrent s’adonner à leurs loisirs ailleurs. “J’aime mon village et surtout en période d’été où nous jouons des matchs de foot”, nous dit un jeune émigré en France. Un étudiant intervient : “Notre village est marginalisé, pourtant il est le plus riche de la commune en eau, légumes frais, olives et espaces verts”. L’agence postale a été fermée au public il y a des années pour des raisons inconnues alors qu’elle peut être d’un grand apport aux sept autres villages. “Pour toute opération postale, je suis contraint de me déplacer à Tizi El-Korn ou ailleurs. Beaucoup d’autres agences postales rurales sont restées ouvertes dans plusieurs villages de la daïra, excepté la nôtre. Jusqu’à quand ?”, s’insurge un villageois.

Et d’ajouter : “Le village est historique, nos maisons ont été détruites lors de la guerre, nous avons des chouhada et des moudjahidine ! Nous appartenons à l’Algérie !?”… A Cheurfa, l’enclavement est vécu comme un supplice quotidien. La longue attente laisse place à des coups de colère des résidants.

Dans la dernière étude de bureau exécutif de l’association du village, sur les critères démographiques dudit village, “les moins de 6 ans, nous avons 12,32% ; entre 6 et 12 ans,10,12% ; entre 12 et 40 ans, 30,87 % et enfin 46,69% pour les personnes âgées de plus de 40 ans”, affirme le vice-président de ladite association. L’analyse de ces résultats veut dire que la plupart de la population, 30% de jeunes, veulent aussi voir leur village mieux doté en infrastructures et en moyens, sachant que plus de 25% de ces jeunes ont un niveau universitaire.

Menad Chikhi

 

EL WATAN du 26 Avril 2009

Taourirt Ighil : Cheurfa « marginalisé »

 

 

Situé à une encablure de la RN 12 et à 7 km à l’est de chef-lieu communal de Taourirt Ighil, le village de Cheurfa abrite prés d’une centaine d’habitations où vivent quelque 250 âmes.

 

La vie n’y est pas enviable et ses habitants s’estiment marginalisés. L’agence postale a été fermée il y a des années pour des raisons inconnues alors qu’elle peut être d’un grand apport pour sept autres villages voisins. « Pour toute opération postale, je suis contraint de me déplacer à Tizi El Korn ou ailleurs. Beaucoup d’autres agences postales rurales sont restées ouvertes dans plusieurs villages de la daïra, mais pas la notre. Jusqu’à quand ? » déclare un villageois. Et d’ajouter : « notre village est historique, nous avons des chouhadas et des moudjahidines. Nous faisons partie de l’Algérie ». A Cheurfa, l’enclavement est vécu comme un supplice quotidien qui plonge les villageois dans l’impatience. Une pétition a été lancée pour dénoncer la situation et réclamer aux pouvoirs publics une solution aux problèmes de la localité. Une étude démographique effectuée par l’association socioculturelle du village apprend, selon son vice-président, M. Alioua, que la population de Cheurfa est constituée, entre autres, de 30% de jeunes, dont 25% ont un niveau universitaire, et de plus de 46% d’habitants qui dépassent l’âge de 40 ans.

 

Par R. C.

EL WATAN du 11 juin 2007

Taourirt-Ighil : Le dispensaire fermé

 

Les populations des villages de Cheurfa, Taguemout El Mal, Iksilen et Aït Sidi Saïd, relevant de la commune de Taourirt-Ighil, ne cessent de crier leur calvaire, à travers de nombreux écrits et autres pétitions, depuis la fermeture de l’unique dispensaire de la localité il y a 3 ans. Les villageois rencontrés se disent désabusés par le silence des autorités et des désagréments que leur cause la fermeture de ce dispensaire. « Pour une simple injection, nous devons débourser pas moins de 400 DA de frais de transport pour nous rendre à la polyclinique d’Adekar. Idem pour les différents vaccins des bébés », nous dit un vieil homme. Les quelques jeunes qui n’ont pas fui la localité tentent tant bien que mal de résister et d’organiser les villages pour faire revivre ce dispensaire tellement utile à leurs yeux. « Malheureusement, le lieu est complètement abandonné : l’infrastructure se dégrade de jour en jour et le maigre matériel qui s’y trouvait a été volé », note un jeune qui ne désespère pas de faire venir un infirmier à travers la mobilisation de tous.

 

Par C. H.

 

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